Indian perspective of COP25

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An interview with Falguni Joshi (CMW member from Gujarat, India

Q1: Can you describe what you/your organisation is working on?

I have been working on environmental issues since 1997, especially strengthening people’s participation in environmental decision-making processes, creating awareness, raising material on environmental issues, disseminating knowledge about climate change among youth in India, through capacity-building training programmes and policy related advocacy work.

I am associated with ParyavaranMitra – an NGO based in Gujarat, India – and initiated a platform “Let’s talk climate action” for spreading climate action awareness. I am also a member of Carbon Market Watch.

Q2: In light of the recent elections, has the returning government in India made any bold (domestic) climate pledges for the future?

In its second term, the current government is very busy dealing with other issues, but smart enough to show public concern for climate change. The government mentioned only a few steps in its NDC which are currently not achievable.

Q3: Are you following the UNFCCC discussions?  If so, is there any part of COP25 that most interests you/your organisation’s work and why?

We are participating in COP but not directly in negotiations, rather trying to explain realities on-the-ground through alternative forums at COP. We are observing the UNFCCC discussions from a distance to link these decisions with possible future actions to real world scenarios.

The positive energy that young people from around the world have brought through their participation on climate issue at COP25, especially by putting pressure to act immediately on the climate emergency through marches has been inspiring.  Their concern for the planet and readiness to take action will give us even more energy to continue our struggle in India.

Q3: Given your understanding of offsetting (under the CDM) in India, is there any confidence that it can work again in the future under the Paris Agreement?  

The CDM – Clean Development Mechanism, largely gave benefits to a selected group of industries – the poor and locally affected vulnerable communities never received the same benefits.  It adversely impacted farmers, the maldharis (herdsmen) and also resulted in biodiversity loss.

Even the renewable energy projects established under carbon market mechanisms failed to deliver the benefits that were promised, for example supporting the livelihoods of local vulnerable communities. Any new mechanisms need significantly better rules if they are to stand a chance of success in the future.

Q4: Hopes for Indian climate ambition?  Is there anything to be hopeful for?

As mentioned earlier, the youth movement is the key factor for future climate action.

The Indian government mentioned steps in enhancing its NDC (national climate pledge under the Paris Agreement)  many of which are not achievable. India is putting good effort towards renewable energy but more incentives are needed for strong participatory grassroot actions. In addition, dependency on coal-based power is still a huge problem to solve in the future in India. Expansion of coal plants are in the planning phase, so the idea of coal ‘phase out’ is still a very distant reality.

This interview was part of December 2019 Watch This here.

Entretien avec Falguni Joshi (membre de CMW, depuis Gujarat en Inde)

Q1: Pouvez-vous décrire les thématiques de travail de votre organisation ?

Je travaille sur les enjeux environnementaux depuis 1997, particulièrement sur le renforcement de la participation publique aux processus de prise de décisions liées à l’environnement, sur la sensibilisation, le matériel de formation touchant aux questions environnementales et la diffusion des connaissances sur les changements climatiques chez les jeunes Indiens (via des programmes de formation au renforcement des capacités et du travail de mobilisation sur ces politiques.)

Je travaille avec ParyavaranMitra – une ONG basée à Gujarat, India – et ai lancé une plate-forme nommée « Let’s talk climate action » (en français : agissons contre les changements climatiques) visant à sensibiliser à l’importance d’agir dans la lutte contre les changements climatiques. Je suis aussi membre de Carbon Market Watch.

Q2: A la lumière des récentes élections, le gouvernement une nouvelle fois au pouvoir en Inde a-t-il formulé des promesses ambitieuses pour le futur (au niveau national) dans la lutte contre les changements climatiques ?

Au cours de son second mandat, le gouvernement actuel est très occupé par d’autres problématiques, mais assez sage pour montrer son inquiétude au sujet des changements climatiques. Le gouvernement n’a mentionné que quelques étapes dans ses CDN, étapes qui ne sont actuellement pas réalisables.

 Q3: Suivez-vous les discussions de la CCNUCC ? Si oui, y a-t-il des sujets de la COP25 qui vous intéressent particulièrement ou touchent au travail de votre organisation ? Pourquoi ?

Nous participons à la COP mais pas directement aux négociations. Nous essayons plutôt d’expliquer les réalités sur le terrain lors de forums alternatifs à la COP. Nous suivons les discussions de la CCNUCC de loin, dans le but d’associer ces décisions à d’éventuelles actions futures adaptées à des situations du monde réel.

L’énergie positive que les jeunes gens à travers le monde ont apportée via leur participation aux questions climatiques de la COP25 est inspirante, particulièrement le fait qu’ils aient exercé une pression, via des marches pour le climat, exigeant une action immédiate sur l’urgence climatique. Leurs inquiétudes pour la planète et leur empressement nous donneront encore plus d’énergie pour continuer notre combat en Inde.

Q4: Selon votre compréhension des compensations (d’après le MDP) en Inde, croyez-vous que cela puisse à nouveau fonctionner dans le futur, selon l’Accord de Paris?

Le MDP – Mécanisme pour un Développement propre, a largement bénéficié à un groupe restreint d’industries – les communautés locales pauvres et vulnérables n’ont jamais reçu les mêmes avantages. Au contraire, les fermiers et les maldharis (les bergers) ont été impactés négativement et une perte de biodiversité a été observée.

Même les projets d’énergie renouvelable créés en vertu des mécanismes liés au marché du carbone n’ont pas réussi à offrir les bénéfices promis, tels qu’une contribution aux moyens de subsistance des communautés locales vulnérables. De nouveaux mécanismes, quels qu’ils soient, doivent avoir des règles sensiblement améliorées, s’ils veulent avoir une chance de réussir dans le futur.

Q5: Avez-vous des espoirs de voir des politiques climatiques ambitieuses en Inde ?  Y a-t-il quelque chose d’encourageant ?

Comme mentionné précédemment, le mouvement des jeunes est un facteur déterminant pour les actions futures de lutte contre les changements climatiques.

Le gouvernement indien a mentionné des étapes en vue d’améliorer ses CDN (engagements nationaux pour la lutte contre les changements climatiques, en vertu de l’Accord de Paris) ; beaucoup de ces étapes ne sont pas réalisables. L’Inde fait de grands efforts vers plus d’énergie renouvelable, mais plus d’incitations sont nécessaires pour encourager la mise en œuvre d’actions de terrain qui soient fortes et participatives. Par ailleurs, la dépendance de l’Inde au charbon constitue toujours un énorme problème à résoudre dans le futur.  Des projets d’agrandissement de centrales au charbon sont planifiés, donc l’idée d’une sortie du charbon apparaît toujours comme une lointaine réalité.

Cette interview faisait partie de décembre 2019 WT! newsletter ici.

Entrevista con Falguni Joshi (socia de CMW de Guyarat, India)

P1 ¿Puede describir en qué está trabajando usted o su organización?

Llevo desde 1997 trabajando en asuntos medioambientales, en particular en el fortalecimiento de la participación de las personas en los procesos de toma de decisiones medioambientales, la sensibilización, la recopilación de materiales sobre temas medioambientales, la difusión de conocimientos sobre el cambio climático entre los jóvenes en la India, mediante programas de capacitación para el desarrollo de capacidades y el trabajo de incidencia política.

Soy socia de ParyavaranMitra (una ONG con sede en Guyarat, India) y he puesto en marcha la plataforma Let’s talk climate action (Hablemos de acción climática) para la concientización sobre la acción para la defensa del clima. También soy socia de Carbon Market Watch.

P2 Tras las recientes elecciones, ¿el partido que vuelve a gobernar en la India se ha comprometido a objetivos (nacionales) audaces para el futuro?

En su segundo mandato, los gobernantes actuales están muy ocupados con otros asuntos pero son suficientemente inteligentes para demostrar públicamente una preocupación por el cambio climático. El gobierno solo mencionó unos pocos pasos en sus CDN, que actualmente no son factibles.

P3 ¿Está siguiendo las conversaciones de la CMNUCC? Si es así, ¿hay alguna parte de la COP25 que sea más interesante para su trabajo o el trabajo de su organización y por qué?

Estamos participando en la COP, pero no directamente en las negociaciones sino que intentamos explicar las realidades a nivel de las bases a través de foros alternativos en la COP. Estamos observando las conversaciones de la CMNUCC desde la distancia para vincular esas decisiones a posibles acciones futuras en escenarios reales del mundo.

Ha sido inspiradora la energía positiva que han aportado jóvenes de todo el mundo con su participación en los asuntos climáticos en la COP25, en particular al organizar marchas para ejercer presión para la actuación inmediata en la emergencia climática. Su preocupación por el planeta y disposición para actuar nos dará aún más energía para seguir luchando en la India.

P4: Según lo que sabe de las compensaciones (en virtud del MDL) en la India, ¿hay confianza en que pueda funcionar otra vez en el futuro en el marco del Acuerdo del París?

El MDL (Mecanismo de Desarrollo Limpio) benefició en gran parte a un grupo selecto de sectores; los pobres y las comunidades vulnerables afectadas localmente nunca recibieron los mismos beneficios. Tuvo efectos negativos para los agricultores, los maldharis (pastores) y también provocaron una pérdida de diversidad biológica.

Incluso los proyectos de energía renovable establecidos en el marco de los mecanismos del mercado de carbono no lograron generar los beneficios que se habían prometido, como el del apoyo a los medios de vida de comunidades vulnerables locales. Los mecanismos nuevos que se ideen deberán contar con reglas mucho mejores para tener posibilidades de éxito en el futuro.

P5: ¿Esperanzas en relación con objetivos climáticos ambiciosos en la India? ¿Hay motivos para tener esperanza?

Como dije antes, el movimiento juvenil es el factor clave para el futuro de la acción climática.

El gobierno indio ha mencionado medidas para mejorar sus CDN (objetivos climáticos nacionales en el marco del Acuerdo de París), muchas de las cuales no son factibles. La India se está esforzando en el área de la energía renovable, pero se necesitan más incentivos para promover acciones participativas sólidas en las bases. Además, en la India la dependencia de la energía generada con carbón sigue siendo un gran problema que habrá que resolver en el futuro. Se está planificando la expansión de centrales de carbón, de modo que la idea de la «eliminación» del carbón todavía es una realidad muy lejana.

¡Esta entrevista fue parte de diciembre de 2019 WT! boletín aquí.

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