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The importance of LULUCF accounting for the success of the Paris Agreement

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18 Jul 2017

 Climate negotiations, both at the EU and at the international level, have come at a crucial point regarding the role of the land sector to global emission reductions, which could “make or break” the Paris Agreement objective. An effective accounting system for land use emissions is crucial. Now is the time for the EU to step up its game and show leadership.

With the Paris climate Agreement, countries have agreed to keep global temperatures below 2 degrees, with best efforts for 1.5. In order to get on the right path and achieve this objective, it is essential to limit greenhouse gas emissions and maximize the potential to reabsorb them from the atmosphere.

A top emitting sector

Land use, currently a top emitting sector, will have a key role. Land use change and forestry (LULUCF) sectors encompass activities emitting or absorbing carbon dioxide stemming from farmlands, wetlands and forests, and all together are responsible for around 7% of global GHG emissions. Good land management will not only limit GHG gasses emissions but also increase the sector’s carbon sequestration potential, which essential to achieve the goals of the Paris Agreement.

This topic is even more relevant now that, under the Paris Agreement, developing countries also have mitigation targets. With limited industrial capacity, it is likely that their climate action will focus on LULUCF. As highlighted by the briefing of the Climate, Land, Ambition and Rights Alliance, endorsed by Carbon Market Watch, making sure that climate change action in the land sector is compatible with safeguarding food security and respecting human rights is of the utmost importance.

LULUCF emissions accounting

This comes with an important challenge. Countries have agreed on the key role of LULUCF in climate action, but not on its most fundamental aspect: how to accurately account for the sector’s emissions and reductions.

In order to match climate commitments with ambition, we need honest accounting rules that take into account the complete impact of forest management. As the NGO FERN points out:  without clear accounting, States will be able to cut down many more trees k while claiming that they are sustainably managing their forests. Finland is a recent example of how countries want to use loopholes in accounting rules to claim a climate benefit that doesn’t exist.

A key opportunity for the EU

The EU is currently discussing LULUCF accounting rules for the period post-2020 and will finalize them before any accounting guidance is provided at the international level for countries’ Nationally Determined Contributions (NDCs) – which include forests and land. This agreement will set a precedent for UNFCCC negotiations bit will not be easy to find, given that there are countries trying to “hide” their land sector’s emissions by supporting accounting tricks that do not represent the full climate impact of land use activities.

In an open letter, NGOs, including Carbon Market Watch, have called European legislators to eliminate current loopholes and craft strong legislation that will increase removals of carbon dioxide from the atmosphere by enhancing natural sinks. This is a critical opportunity for the EU to show its climate leadership.

By Federica Pozzi – Intern  


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Les négociations sur le climat, tant au niveau de l’UE qu’à l’échelle internationale, sont arrivées à un point crucial quant au rôle du secteur des terres pour la réduction des émissions mondiales, déterminant pour la réussite ou l’échec de l’objectif de l’Accord de Paris. Il est capital de mettre en place un système de comptabilisation efficace des émissions découlant de l’utilisation des terres. C’est le moment pour l’UE de passer à la vitesse supérieure et de se comporter en leader.

Avec l’Accord de Paris sur le climat, les pays ont convenu de maintenir la hausse mondiale des températures en dessous de 2 degrés et de déployer tous leurs efforts pour la limiter à 1,5 degré. Afin de s’engager sur la bonne voie et d’atteindre cet objectif, il est essentiel de limiter les émissions de gaz à effet de serre et d’optimiser le potentiel de réabsorption de ces derniers lorsqu’ils sont libérés dans l’atmosphère.

Un des secteurs les plus émetteurs

L’utilisation des terres, qui est actuellement l’un des secteurs les plus émetteurs, aura un rôle clé. Les secteurs concernés par le changement d’affectation des terres et la foresterie (UTCATF) regroupent des activités qui émettent ou absorbent le dioxyde de carbone provenant des terres agricoles, des zones humides et des forêts, conjointement responsables d’environ 7 % des émissions de GES mondiales. Non seulement une bonne gestion des terres limitera les émissions de GES, mais elle augmentera également le potentiel de séquestration du carbone du secteur, ce qui est essentiel pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

Ce sujet est d’autant plus pertinent aujourd’hui qu’en vertu de l’Accord de Paris, les pays en voie de développement ont aussi des objectifs d’atténuation. Avec des capacités industrielles limitées, il est vraisemblable que leur action en faveur du climat se concentrera sur l’UTCATF. Comme le souligne la synthèse de la Climate-Land-Ambition-Rights Alliance soutenue par Carbon Market Watch, il est de la plus haute importance de s’assurer que l’action contre les changements climatiques dans le secteur des terres est compatible avec la protection de la sécurité alimentaire et le respect des droits de l’homme.

Comptabilisation des émissions liées à l’UTCATF

Tout cela sera accompagné d’un important défi supplémentaire. Les pays ont convenu que l’UTCATF possède un rôle clé dans l’action en faveur du climat, mais ils ne se sont pas mis d’accord sur son aspect le plus fondamental : comment comptabiliser de manière précise les émissions et les réductions du secteur.

Afin que les engagements en faveur du climat soient ambitieux, nous avons besoin de règles de comptabilisation honnête qui tiennent compte de l’ensemble des conséquences de la gestion des forêts. Comme l’ONG FERN le souligne : sans comptabilisation claire, les États pourront abattre beaucoup d’autres arbres tout en affirmant qu’ils gèrent leurs forêts de manière durable. La Finlande est un exemple récent de la manière dont les pays utilisent des brèches dans les règles de comptabilisation pour revendiquer un bénéfice climatique qui n’existe pas.

Une formidable opportunité pour l’UE

L’UE discute actuellement des règles de comptabilisation en matière d’UTCATF pour la période post-2020. Ces règles seront finalisées avant que des instructions de comptabilisation soient fournies à l’échelle internationale pour les contributions des pays déterminées au niveau national, qui comprennent les forêts et les terres. Cet accord établira un précédent pour les négociations de la CCNUCC mais ne sera pas aisé à trouver, du fait que certains pays cherchent à « cacher » les émissions de leur secteur des terres en soutenant des manœuvres comptables qui ne représentent pas l’ensemble des conséquences des activités liées à l’utilisation des terres sur le climat.

Dans une lettre ouverte, des ONG dont Carbon Market Watch ont appelé les législateurs européens à éliminer les failles actuelles et à élaborer une législation forte qui accroîtra l’absorption du dioxyde de carbone de l’atmosphère en améliorant les puits naturels. Il s’agit là d’une excellente occasion pour l’UE de se positionner en leader en matière de climat.

Ecrit par Federica Pozzi – StagiaireCarbon Market Watch Logo - JPG - Copy30


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Las negociaciones climáticas, tanto en la Unión Europea como internacionales, han llegado a un punto de máxima importancia en relación al papel que tiene el sector de la explotación de la tierra con la reducción de las emisiones globales, que podría llegar a hacer que se cumpliera o no el objetivo del Acuerdo de París. Es de máxima importancia contar con un sistema de recuento efectivo para las emisiones del uso de la tierra. Ha llegado el momento en el que la UE debe pisar firme y mostrar actitud de líder.

Con el Acuerdo de París sobre el clima, los países han aceptado mantener las temperaturas medias terrestres por debajo de los dos grados, y poner todos medios posibles para llegar a los 1,5. Para poder ir en buen camino y lograr el objetivo, es básico limitar las emisiones de gases de efecto invernadero y maximizar el potencial para reabsorberlos de la atmósfera.

Un sector con emisiones máximas

La explotación de la tierra, uno de los sectores que más gases de efecto invernadero (GEI) emite, tendrá un papel clave en todo ello. Los sectores del cambio del uso de la tierra y la silvicultura (UTCUTS) abarcan actividades de emisión o absorción de dióxido de carbono derivadas de las granjas, los pantanos y los bosques; todos ellos responsables del 7 % de emisiones de GEI. Una buena gestión de las tierras no solo limitaría las emisiones de GEI sino que aumentaría el potencial de captura de carbono del sector, básico para lograr los objetivos del Acuerdo de París.

Este tema es todavía más importante ahora que, en el Acuerdo de París, los países en desarrollo también tienen objetivos de reducción. Con una capacidad industrial reducida, es muy probable que su acción climática se centre en el UTCUTS. Tal y como aparece destacado en el informe de la Climate-Land-Ambition-Rights Alliance, respaldado por Carbon Market Watch, uno de los puntos más importantes es garantizar que la acción para el cambio climático llevada a cabo en el sector de la explotación terrestre sea compatible con la protección de la seguridad alimenticia y el respeto de los derechos humanos.

Recuento de emisiones de UTCUTS

Está asociado a un reto muy importante. Todos los países están de acuerdo en el papel clave que tiene UTCUTS en la acción por el clima, pero no en su aspecto más básico: cómo llevar a cabo el recuento preciso de las emisiones y reducciones del sector.

Para ser ambiciosos y cumplir con los compromisos climáticos, se necesitan normas de recuento honestas que tengan en cuenta todo el impacto de la gestión forestal. Tal y como la ONG FERN destaca: sin un recuento claro, los Estados podrán cortar muchos más árboles y reclamar que están gestionando sus bosques. Finlandia es un ejemplo reciente del uso que le quieren dar los países a las lagunas de la normativa para afirmar un beneficio climático inexistente.

Una oportunidad clave para la UE

Actualmente, la UE se encuentra en negociaciones sobre las normas de recuento del UTCUTS para el período posterior a 2020 y les pondrá término antes de que se proporcionen instrucciones de recuento a nivel internacional sobre las Contribuciones Nacionalmente Determinadas (NDC, del inglés Nationally Determined Contributions) que incluyen las tierras y los bosques.  Su acuerdo establece precedente para las negociaciones del UTCUTS pero no va a ser sencillo encontrarlo dado que algunos países intentan «ocultar» las emisiones de sus sectores de tierra, ofreciendo apoyo a trucos de recuento que no representan el impacto climático completo de las actividades de uso de la tierra.

En una carta abierta, algunas ONG, entre las cuales se encuentra Carbon Market Watch, han solicitado a los legisladores europeos la eliminación de las lagunas existentes en la normativa, así como la creación de una legislación sólida que aumente la eliminación del dióxido de carbono de la atmósfera fomentando los sumideros naturales. Es una oportunidad clave para que la UE muestre su posición de liderazgo en temas climáticos.

Escrito por Federica Pozzi – PasanteCarbon Market Watch Logo - JPG - Copy30


 

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