WATCH THIS! Lettre d’Information des ONG n°12: Fonds vert pour le climat : Prêt à financer ses premiers projets et programmes

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Le Fonds vert pour le climat s’apprête peu à peu à financer ses premiers projets et programmes. Ce financement permettrait de contribuer efficacement aux efforts globaux mis en place pour combattre le réchauffement climatique, mais avant cela, il convient de garantir la transparence des processus décisionnels.

 

En juillet dernier eut lieu à Songdo, en République de Corée, la dixième réunion du conseil d’administration du Fonds vert pour le climat. Les participants ont pris des mesures authentiquement favorables à la mise en place de l’institution. Toutefois, il y eut des moments de grande tension, surtout au cours du processus d’accréditation de nouvelles entités devant le Fonds.

Le conseil d’administration a décidé d’agréer 13 nouvelles entités nationales, régionales et internationales, et ce malgré la demande de la part de la société civile de ne pas opter pour cette forme d’approbation, qui ne permet pas que le conseil examine chaque candidature de façon approfondie, ni que le groupe d’accréditation ne remette en question la décision de recommander certaines entités. Les observateurs ont prévenu que ce processus, s’il était suivi, pourrait mettre en péril la réputation du Fonds.

Depuis la neuvième réunion du conseil, le processus décisionnel d’accréditation de nouvelles entités manque de transparence. Les noms des candidats ne sont révélés qu’à leur accréditation par le conseil. Ceci complique la tâche des observateurs de remettre un avis sur les candidatures. Par ailleurs, les informations relatives au bilan des entités viennent des entités-mêmes et non de tiers, ce qui en fait des informations non-objectives.

De plus, la majeure partie des entités recommandées demandaient l’accréditation du Fonds pour des programmes et projets de catégorie A, à savoir des projets à hauts risques, en ce sens qu’ils pourraient avoir un impact social et environnemental négatif irréversible.

D’un autre côté, le Fonds a fait savoir que les candidatures étaient traitées dans leur ordre de soumission. Elles ne sont donc pas sélectionnées de manière à maintenir un équilibre entre le type, la nature et la capacité des entités à gérer les risques.

Accepter les candidatures dans l’ordre n’est pas optimal pour une institution qui cherche non seulement à lutter contre le réchauffement climatique, mais aussi à promouvoir le développement durable et à contribuer à obtenir des avantages connexes à l’exécution des programmes et des projets financés.

Bien que l’accréditation n’ait été qu’un point parmi d’autre de la réunion, il revêt une grande importance. En effet, les entités accréditées seront la voie par laquelle les pays en développement présenteront leurs propositions de programmes et projets pour obtenir des ressources financières de la part du Fonds.

Avec 20 entités accréditées jusqu’à présent, le Fonds vert est toujours plus près de devenir opérationnel. Son objectif est de démontrer qu’il diffère des entités existantes et que ses opérations permettront de promouvoir un développement durable, faible en émissions et à l’épreuve des changements climatiques. Il reste à garantir une série de conditions clé pour assurer la réussite de son fonctionnement.

La prochaine réunion du conseil d’administration se tiendra en Zambie, du 4 au 6 novembre, juste avant la COP21. Nous espérons que le conseil y approuvera le financement des premières propositions de projets et de programmes.

Par Andrea Rodriguez Osuna,ESP-AIDALogo-Lo-Res
Juriste senior du Programme « changement climatique » de Association interaméricaine pour la défense de l’environnement (AIDA)

Fondée en 1998, AIDA est une organisation internationale sans but lucratif qui recourt à la loi pour protéger l’environnement sur le continent américain.


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